CHAPITRE XXII.
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quants et moins nombreux. Les affaires étaientplus faciles à pénétrer ; les factions étaient pluscommunes, et les intrigues plus rares.
Aucune époque de l’histoire n’offre plus de mé-moires intéressants que le règne de Louis XIV.Les progrès des lettres et du goût avaient rendule talent d’écrire- assez commun dans la classedes magistrats, des ministres, des hommes d’é-tat, des généraux. La foule des événements, lacomplication des intrigues, les révolutions del’intérieur de la cour, occupaient trop les con-temporains , pour qu’ils ne fussent pas jalouxd’en instruire la postérité. Ces mémoires sontentre les mains de tout le monde. La plupartont une tournure originale ; le ton en est sérieuxou badin, énergique ou léger, indulgent ou sé-vère , soutenu ou négligé, selon le caractèredes auteurs, qui, en faisant le portrait des au-tres , nous ont en même temps laissé le leur.
On peut associer aux mémoires les négocia-tions et les lettres familières. Elles ont le mêmebut, ou produisent du moins le même effet,celui d’éclairer les événements, et de faire con-naître les hommes. Sous le règne de Louis XIV,la politique prit un langage clair, simple, noble,précis, digne du roi et de la nation qu’elle fai-sait parler, et les affaires mêmes furent traitées
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