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1712.
2 /j 8 PARTIJi II.-P 1 :1U oui: III.
et déterminaient par de savants calculs lesquantités des corps. Varignon et le marquis dèl’Hôpital faisaient faire des progrès aux mathé-matiques. Dominique Cassini déterminait la mé-ridienne de Paris ; l’Académie des Sciences lesenrichissait toutes par ses paisibles travaux,l'ontenelle , qui appartient à deux siècles, et quieut le talent de mettre les résultats de la scienceà la portée des novices , étonnait les savants etles ignorants par la clarté et la précision de sonstyle ; rapporteur philosophe des découvertes desautres, il était fait pour réconcilier les gens dumonde avec les gens de lettres. Dans l’Histoirede l’Académie, il déroula l’instructif et simpletableau des services que rendirent à la scienceles savants du siècle de Louis XIV, et, dansses Eloges , il révéla les secrets de leur génie, etles secrets plus intéressants de leurs obscuresvertus.
La philosophie morale n’élevait point de sa-vantes théories des droits et des devoirs. Lespremiers lui paraissaient suffisamment détermi-nés par les lois, les autres énoncés par la con-science , le bon sens et l’évangile, avec une évi-dence à laquelle on ne pouvait rien ajouter;mais elle observait avec art, analysait avec soin,peignait avec force les résistances que les péri-