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chants et les passions opposent dans le cœurau triomphe de la règle. La morale fut plutôttraitée comme un art que comme une science.
La Bruyère, Nicole, Pascal, La Rochefoucault, m»m.<parcoururent toutes les sinuosités du labyrinthe ifyi,du cœur, tous les détours de la caverne de la
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société humaine, et signalèrent l’ennemi sousdes traits si frappants qu’on ne put le mécon-naître , si odieux qu’on ne put que l’abhorrer.
La métaphysique, ou le grand problème dela nature des existences et de l’origine des prin-cipes des connaissances humaines, avait été
abordée par Descartes. Ce philosophe en avait »■>1 , , ■ • . ï • i65o.
(tonne une solution, aussi peu satisfaisante pour
tous les esprits, que celles que la Grèce enavait données avant lui et que toutes celles qu’011a hasardées après la sienne; mais son systèmeavait enrichi la langue d’une foule de termesqui exprimaient les rapports des idées et les ob-jets du monde intellectuel. La profondeur deDescartes lui gagnait les esprits actifs et réflé-chis , qui en l’étudiant apprenaient à marchersur ses traces. La hardiesse de ses hypothèsesattachait à ses principes ceux mêmes qui ne voientdans la métaphysique qu’un amusement. Leplus célèbre des sectateurs de Descartes fut lui-même un homme de génie, qui s’engagea dans