CHAPITRE XXII.
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! charme de la musique dépendent, en grandepartie, de circonstances locales et individuelles,! et de causes accessoires qui n’offrent rien d’ar-i rèté ni de constant.
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j Tels étaient les grands hommes qui, dans lesjours de sa gloire, entouraient le trône deLouis, lui donnaient encore plus d’éclat qu’ilsn’en recevaient eux - mêmes de lui, ajoutaientla considération à tous les autres moyens de| puissance dont la France pouvait disposer, fai-saient admirer et aimer leur patrie, tandis queles armes de leurs concitoyens la faisaient res-pecter et craindre, et exerçaient sur les opinions,les goûts, les sentiments des hommes, un em-pire qui n’était pas inutile à la prépondérance po-litique de Louis XIY. La nature ne fut peut-êtrepas plus féconde alors ni plus libérale pour laFrance qu’elle ne l’a été dans d’autres pays et àd’autres époques ; mais les germes de talents etî de génie qu’elle répand avec une apparente in-I souciance, et qui souvent meurent en naissant,trouvèrent, comme nous l’avons vu, un sol faitpour les recevoir et des circonstances uniquesqui accélérèrent leur développement. À l’avè-nement de Louis XIV, le travail des esprits étaitdéjà fort avancé ; toutes les espérances étaienten fleur ; son règne fut la saison de la maturité.
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