386 RA.RT1E II. - PÉRIODE IV.
habile pour ne pas sentir qu’il ne serait sûr dutrône, qu’autant qu’il y serait porté par le vœudu peuple.
Jacques II, en quittant Rochester, avait adresséau comte de Middleton un écrit dans lequel ilrendait compte à la nation du motif de sa fuite,et déclarait qu’il ne s’éloignait de l’Angleterreque pour y revenir et lui rendre la liberté.Quand cet écrit aurait été un chef-d’œuvre deforce et de logique, il devait demeurer sanseffet ; la faiblesse et la lâcheté des actions dé-créditent toujours les raisonnements par lesquelson essaie de les justifier. Le conseil des pairs,à qui la lettre de Jacques fut remise, n’y fitaucune attention; il invita le prince d’Orange àse charger de l’administration provisoire, et àconvoquer une convention qui réglât définiti-vement les affaires. Guillaume accepta ; cetteoffre était un premier pas, et promettait encoreà son ambition de plus grands succès ; mais tou-jours jaloux de donner à son rôle les couleursde la justice, et au pouvoir qu’il exerçait, lesformes de la liberté, il voulut avoir l’agrémentdes communes, et convoqua tous ceux quiavaient siégé dans les deux derniers parlementsdu règne de Charles II. La chambre basse de-manda, conjointement avec les pairs, un parle-