Band 
Tome quatrième.
Seite
387
JPEG-Download
 

chapitre xxiv. 38y

ment qui fût convoqué sous le nom de Con-vention, vu que, suivant les lois politiques duroyaume, il n’y avait que le roi d’Angleterre quipût assembler un parlement légal. Jusqu’à ceque la Convention se formât, le prince d’Orangedonna tous les ordres dans le royaume, et yexerça toute l’autorité du souverain légitime ; ilconfirma dans leurs places tous les officiers ci-vils et militaires qui n’étaient pas catholiques,et intima à Barillon, ambassadeur de France,l’ordre de quitter l’Angleterre, fl écrivit des lettrescirculaires aux comtés et aux bourgs pour l’élec-tion de leurs représentants, et afin de remplirles caisses de l’état, qui se trouvaient vides audépart de Jacques, il emprunta de la ville deLondres une somme considérable. Tout succédaitau gré de ses vœux; tous les ordres de l’état luiobéissaient ; il fallait une autorité quelconque ,et ses qualités personnelles, inspirant à la fois laconfiance et la crainte, le rendaient digne degouverner.

La Convention s’assembla le 11 janvier 1689.J^es opinions étaient partagées sur la meilleuremanière de pourvoir à la vacance du trône, maison était généralement d’accord que Jacques enétait déchu par sa fuite, soit qu’on la nommâtune abdication ou une désertion. On n’était pas

a5.