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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXIV. 38 ()

inconséquence ; dès qu’ils convenaient de la né-cessité d’une déviation, le plus ou le moinsétait assez indifférent dans la théorie, et dansla pratique l’intérêt de l’état devait décider dudegré. Il plaidait en faveur de Guillaume. Desconférences s’ouvrirent entre les deux chambres;le prince et la princesse d’Orange furent dé-clarés roi et reine d’Angleterre. Le pouvoir royaldevait résider dans le prince seul ; et il devaitl’exercer sans partage; les héritiers de Marie,ceux de sa sœur la princesse Anne, ceux deGuillaume devaient, au défaut les uns des autres,occuper successivement le trône d’Angleterre.

Les communes avaient pourvu à l’ordre public,en proposant les premières cette loi de succes-sion; elles pourvurent à la liberté en déterminantavec plus dé précision les droits de la nation etceux du trône. Cette occasion de fixer les limitesdu pouvoir du parlement et celles du pouvoirroyal était belle, elle était unique. Les repré-sentants du peuple pensèrent à la postérité, etils présentèrent à Guillaume l’acte connu sousle nom de déclaration des droits ; c’était la chartequi énonçait les conditions sous lesquelles Guil-laume avait obtenu la couronne. Elles étaientconformes à l’esprit des monarchies mixtes, etun simple développement des principes de la