3<)0 PARTIE II.- PÉRIODE IV.
constitution de l'Angleterre. La déclaration desdroits établissait que le roi n’aurait pas le pou-voir de dispenser des lois ; qu’aucun impôt neserait légal s’il n’était consenti par le parlement ;qu’en temps de paix, pour lever une armée per-manente, il faudrait l’agrément des représentantsdu peuple; qu’on assemblerait de fréquents par-lements; que les élections seraient libres; quela plus grande indépendance régnerait dans lesdébats parlementaires, et que tous les Anglaisauraient le droit de pétition. Guillaume accepta,et prit possession de la couronne.
La révolution était consommée. On peut direavec vérité que Jacques, qui en fut la victime,en avait été l’auteur. Le premier, il avait entre-pris ouvertement de renverser les lois de l’état,et d’usurper la souveraineté tout entière, que,selon la constitution, le parlement devait par-tager avec le roi. Non-seulement il s’était arrogéle droit de dispenser des lois, il avait encoreessayé de régner sans parlement. Selon les prin-cipes de tous les gouvernements où la volontésouveraine doit résulter du concours de plusieurséléments, si ces assemblées avaient été légalementconvoquées, elles auraient eu le droit de refoulerle pouvoir royal dans ses véritables limites. C’étaitces assemblées tutélaires de la nation dont Jac-