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Tome quatrième.
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CIIA.PITKE XXVII. 5a()

Rien de moins étonnant. On sait que les An-glais, quoique placés près de l’Europe, et coinmuniquant avec tous les peuples du globe, sontencore aujourd’hui , suivant l’expression dupoète latin, presque séparés du monde entier,tant ils diffèrent des autres peuples par uneempreinte originale et vraiment unique. Riensurtout de plus opposé que le caractère natio--nal des Français et des Anglais, bien que cesdeux nations ne soient séparées que par unétroit bras de mer. I/antipathie réciproque desdeux peuples est née de cette opposition, au-tant que de leur inimitié naturelle, et cette an-tipathie a renforcé l’opposition des habitudes,des moeurs et des usages. Le Français a unesensibilité vive , qu’il est facile d’ébranler et quetout fait en quelque sorte frémir; l’Anglais aune sensibilité plus profonde, qn’il est plusdifficile d’émouvoir et de calmer; elle reçoitmoins d’impressions , mais elle les conserve pluslong-temps. Le Français a une imagination fa-cile, qui combine avec promptitude, et amèneun grand nombre d’idées; l’Anglais a une ima-gination plus forte, qui opère avec moins derapidité, ne passe pas sans cesse d’un objet àun autre, mais qu’un seul objet occupe, con-centre, absorbe, et qui peint tout avec des

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