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Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
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soire. Eu 1703 , les Hollandais veulent faire le siège deLimbourg, Marlborough les engage à attaquer les lignesde la Méhaigne, sur six motifs qui se vérifièrent par lavictoire : cest ainsi quil attaqua les li gnes de Tongres,celles du Parck, celles de Courtray et de Menin ; cestainsi quil triompha à Ramilics et à Malplaquet desFrançais toujours retranchés.

Ce fut encore la France qui donna des leçons au guer-rier qui la mit à deux doigts de sa perte. Eugène, cePylade de Marlborough, partageait son opinion sur lerôle des places fortes. Il pensait de nous comme Anniballe faisait des Romains ; et, dans le conseil de guerre tenuà Turin, en 1707 , il décida dattaquer la France enFrance meme, et de négliger les forteresses; mais lesAnglais voulaient Toulon , comme en 1793 ils voulaientDunquerke, leur conseil prévalut. Toulon fut attaquéet la campagne manquée. En 1687, au conseil de guerreséant à Vienne, le prince Eugène ouvre lavis « quil« ne faut pas ruiner larmée par des sièges ; quil faut« chercher les Turcs, leur livrer bataille, la gagner,« et qualors les places se rendront sans beaucoup de« résistance. » Il fut même puni pour avoir contrevenuà ses ordres à cet égard, mais il fut absous par la victoire.Je sais bien quon jugera quun tel avis est un véritableéloge des forteresses ; mais nest-ce pas aussi avouer queleurs qualités sont tout à fait relatives à la bonne volontéde celui qui a pour principe de faire des sièges, et quileur donne une valeur positive de négative quelle est, ouquelle peut être.

Qui nadmirerait pas la belle marche dEugène, en1706, pour venir délivrer Turin ! Repoussé entre lA-dige et le Mincio, la France a tant de forteresses, ilchange tout dun coup de ligne, franchit le avec30,000 hommes, passe la Scchia, la Trébic et le Ta-