Buch 
Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
Entstehung
Seite
18
JPEG-Download
 

«as

18

vain Eugène accourt-ii sur la rive opposée , il ne peutplus passer lEscaut, et il est obligé de lever le siège deLandrecies en se retirant sur Mons ; mais, remarquons-le bien, cest parce que Villars devint Eugène, tandisquEugène avait consenti à être Villars : et cest parceque les deux armées changent un instant de rôle, quela victoire change aussi de drapeau.

Le maréchal de Berwick était peu favorable à la dé-fense systématique par le moyen dune combinaison or-ganique de places fortes : est-ce en sa qualité dAnglaisou par pressentiment quil ne les aimait pas, car il futtué, en 1734, au siège de Philisbourg; quoi quil en soit,on lit dans ses Mémoires ( 1 ) : « Du temps que les ar-« mées étaient petites, on pouvait, par des marches-« robées, tomber tout à coup sur un quartier faible et« secourir les places assiégées ; mais il nen est pas de« même présentement que lon a en tète une armée de« cent mille hommes. » Il semble que lopinion de cegénéral était : que le rôle des places fortes avait uneplus grande puissance quand les armées étaient moinsnombreuses : ceci mérite d'être noté, car dans la suitenous en verrons la conlirmation.

Feuquicrs était en opposition flagrante contre un sys-tème organisé de places fortes : était-ce aussi par prin-cipes ou par ressentiment, en souvenir de sa déroute de1691 , devant Coni? Ou trouve dans ses mémoires quel-que chose qui approche de lopinion de Montécuculli.« Je ne suis pas davis, dit-il, quà la paix on construise« de nouvelles places fortes.... Il suffit d'en avoir une« dont lhabitation soit grande et puisse contenir des» magasins. »

Voici ce quécrivait le maréchal de Saxe, le vainqueur

i ' Y.iltinii? pape 18.