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de Laufeld, de Fontenoy et de Bocoux (1) : « Je m’é-» tonne toujours comment on ne revient pas de fortifier« les villes; elles servent, dit-on, 1°à couvrir le pays,
« 2° obligent l’ennemi à les attaquer avant de passer ou-« tre ; 3° pour s’y retirer avec les troupes et s’y mettre« à couvert; 4° former des magasins ; 5° assurer des re-« traites pendant l’hiver aux troupes, à l’artillerie et<■ aux munitions.
. « Les villes ont e'te' fortifiées par les bourgeois ;
« mais pourquoi les princes se sont-ils avisés de les imi-« ter? c’était bon dans les temps de barbarie où on les« faisait esclaves. Est-ce qu’une ville avec 400 hommes« et les bourgeois ne se défendrait pas aussi bien qu’avec« plusieurs milliers d’hommes ? quand elle sera prise,
« du moins , l’ennemi n’en pourra rien faire. Faites un« magasin de trois mois pour une garnison, elle n’en<• aura pas pour huit jours, le lendemain de l’investisse-« ment, à cause de la population qui n’a point été pré-« venue. Les habitants de la campagne s’y réfugient avec« leurs effets ; la richesse d’un prince n’y pourrait suf-« lire. On mettra, direz-vous, les bourgeois à la porte;« mais aurez-vous le temps ? saurez-vous quand vous« serez assiégé », et s’ils ont des armes, y consentiront-ils dans les pays à gardes nationales ?
Il n’était encore qu’officier général en 1741 ; l’arméefranco-bavaroise étant aux portes de Vienne, l’on tintconseil dans l’abbaye de Molek. Il opine pour marcherdroit sur la capitale, et repousse cette déplorable diver-sion sur la Bohème, qui amena les désastres de cettecampagne ; « il affirmait qu’il était inutile d’aller assiéger« Prague; que, Vienne tombée, elle se rendrait d’eile-même. » Sans doute que l’on prendra encore cela pour
•.'i, ItèvtTies du maréchal de Saxe.