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îes cosaques, les partisans restent à peu près dans fa
situation des armées anciennes : ils sont sans canons , sans
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moyen de destruction et de renversement contre les dé-tachements retranchés, bien que ces derniers soient sou-vent également sans canons. Alors les retranchementsreprennent leurs droits. D’ailleurs, peu étendus, ces dé-tachements ont peu de manœuvres à faire, et de là leplus grand nombre de succès qu’ils obtiennent.
Derrière un rempart, les manœuvres sont difficiles,embarrassées ; l’ennemi peut être tranquille, car sesflancs, ses derrières ne sont guère menacés. Il n’a pas àcraindre ces irruptions brusques, inopinées, imprévues;un succès obtenu sur un point de sa ligne ne peut êtresuivi par la troupe retranchée. Lui, au contraire, estmaître du lieu, de l’heure, de la forme des attaques etlibre de s’y concentrer ; aussi Xénophon disait-il qu’ilpréférait attaquer avec un nombre moitié que de sedéfendre avec un nombre double (1). C’est ce queNapoléon explique avec son admirable précision, endisant que la force des armées est le produit de leur massemultipliée par leur vitesse.
L’on remarquera, peut-être et non sans intérêts, quedans ces 144 batailles les Français ont remporté un bienplus grand nombre de victoires que leurs adversaires, etil n’est pas moins philosophique d’observer que les der-nières , seules, leur furent arrachées. La plupart destriomphes qu’ils obtinrent furent les suites de leurs atta-ques des lignes fortifiées si en usage chez leurs adver-saires , et en même temps l’on remarque que les succès deces derniers, ayant enfin changé de rôle, s’obtinrentpar l’attaque de retranchements qu’à leur tour les Fran-çais avaient implorés. Dans ces 144 batailles, dans ces
(t; lletrailc ücs dix mille-