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fatalité, dit Napoléon en parlant de Waterloo ; ce fatprécisément parce que Wellington suivit de faux princi-pes qu’il triompha; ôbizarrerie des événements humains!le mauvais choix de son champ de bataille, qui rendaittoute retraite impossible, a été cause de son succès (1). »Quoi qu’il en soit, nous vous le répétons, quelques évé-nements isolés ne vous donnent pas le droit de concluredes préceptes ; les bonnes règles ne se tirent que desmasses ; si l’on s’y dérobe quelquefois, c’est qu’il n’ya rien d’absolu : la théorie est bonne pour donner desidées générales, mais leur stricte exécution est toujoursdangereuse ; ce sont des axes (2) : ainsi, à notre sens ,la doctrine nous a présenté quelques faits pour baser sesprincipes ; mais ses prétendues théories ne sont fondéesque sur des exceptions présentées avec adresse.
Si, comme nous venons de le dire, l’histoire est plusfavorable, ou plutôt moins défavorable à l’emploi desfortifications par les petits corps d’armée et les troupesde poste et de cantonnement, si elles résistent mieuxaux partisans ; ceux-ci ont, au contraire, rarement dessuccès quand ils recourent à cet auxiliaire; et il convientencore moins aux révoltés, aux insurgés de s’y confier.Nous allons essayer de montrer que ces corps ont étémal inspirés en allant chercher sûreté et protection sousdes remparts.
TABLEAU W h.
1° Les premiers succès des insurgés vendéens provin-rent de ce qu’ils n’eurent en tète , d’abord, que des gar-des nationales et des levées en masse ou landsturms quise blottirent de suite derrière les murailles des anciennes
(O Mémoires, volume ix, page 17,».(a) Jd. kl. v, page 3o„