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des Fabicns, si fertile en héros , on moins de 60 ansenlève plus de 1,500 places fortes aux nations italiennes ;elles sont conquises avec peu d’efforts, de Tarente auPô , quand il fallut des siècles pour subjuguer les Gau-lois sans forteresses dans les vallées transpadanes. Sim-pronius prend aux Eques 41 places en 50 jours ; lepremier vainqueur de la Sicile en prend 67 dans sapremière campagne ; à peine Régulus a-t-il mis le pieden Afrique qu’il se rend maître de 200 forteresses ; Catonparaît-il en Espagne que 400 forteresses tombent en sonpouvoir après quelques mois, tant le système doctrinaireest uniforme dans ses résultats. Toujours nous retrou-vons notre fatal rapport, cinq revers contre un succès etmême au delà, bien que chez les peuples de ces temps-làla nature des armes fût bien plus favorable à la défensequ’elle ne l’est de nos jours.
Le Lusitanien Viriathes est vainqueur des Bomainstant qu’il reste en plaine ; prétend-il faire usage desvilles qu’il a prises , il est battu ; retourne-t-il à scs pre-miers errements, il triomphe de nouveau, et Cœpion, sonantagoniste, ne trouve pour le vaincre d’autres moyensque de le faire lâchement assassiner. S’agit-il [de Serto-rius, l’élève de Marius, cent mille Bomains l’attaquenten Espagne et il n’a que 8,000 hommes de troupes ré-glées , il triomphe , pourtant, de tous les proconsuls ;Pompée lui-même est battu, Serlorius prend toutes sesforteresses , mais il les démolit : sa méthode anti-doctri-naire consiste toute en manœuvres rapides , et Mételluspour s’en débarrasser a aussi recours à l’assassinat : Ser-torius fut le Gustave-Adolphe de ces temps-là.
Eunus révolte les esclaves de la Sicile, il est constam-ment vainqueur des armées romaines ; pendant 4 anstous les proconsuls fuyént devant lui ; mais ayant prisleurs places , il veut faire ce que la doctrine ose nommer