guerre méthodique ; alors les forteresses réagissent con-tre lui comme elles le font toujours. Le général romainpousse les révoltés dansTouroniémus et dans Ema : Eunusest vaincu pour être devenu doctrinaire.
Dans la guerre sociale, tant que les Italiens tiennentla campagne, toutes les armées romaines sont renverséesou passent sous le joug ; mais veulent-ils défendre leursnombreuses places, résister dans Corfinium ou dans Ascu-lum ouNôle, à l’instant même la fortune les abandonne,Marius et Sylia les écrasent et triomphent même des rem-parts de Borne contre laquelle ils tournent leurs armes.
Si Pyrrhus est vainqueur des Bomains , c’est queceux-ci, effrayés des éléphants , s’appuient aux rempartsd’Héraclée ou d’Asculum ; si à son tour il est vaincu ,c’est qu’à son tour il accepte le combat en s’appuyantaux remparts de Bénévent.
Pendant 30 ans, le célèbre Mithridates est la terreurdes Bomains. Sylla court enfin en Asie, il commence parrenverser le plus puissant lieutenant du roi de Pont. Athè-nes est prise après un terrible siège et le Pyréc détruit,puis le général romain passe sur le continent, renverseles autres armées sous les murs de Chéronce, d’Orcho-mènes et de Chalcédon. Le grand roi est lui-même battuou mis en fuite sous ceux de Cysique et d’Artaxatc, etenfin il est obligé de s’empoisonner , lui-même, devantles coureurs de Pompée qui le tiennent bloqué dans unpetit fort où il a fuit la faute de s’enfermer. Mithridatesétait devenu lourd et doctrinaire. Nous avons déjà parlédes Parthes, véritables anti-doctrinaires ; car, temps an-ciens, temps modernes, flèches ou canons, c’est toujoursle même résultat : victoire pour qui manoeuvre, défaitepour qui s’enferme ; toujours la nature des choses triom-phe, et constamment la force vive l’emporte sur celled’inertie ; sans cesse l’on retrouve notre immortel rap-