ET DE PRUSSE.
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et l’on créa une commission qui fut chargée deprésenter un code de procédure civile. Mais letraité d’Amiens, auquel la France dut la pacifi-cation générale, devint un des actes les plus im-portans de cette époque. Il fut signé le 25 mars1802, par Joseph Bonaparte, pour la France, etpar lord Cornwallis, pour l’Angleterre.
Cette paix , ouvrage du premier consul, fitluire un nouveau jour sur la France. Le guerrierpacificateur, aussi habile dans un congrès quetei’rible au milieu des combats, vit tous les corpsde l’Etat déposer à ses pieds l’hommage de leuradmiration ; des fêtes brillantes célébrèrent sagloire et le bonheur des Français, qui semblaitse consolider chaque jour par le caractère deperpétuité que le guerrier imprimait aux établis-semens qu’il créait. Ses actes ramenèrent la con-fiance , et tous les partis s’empressèrent de serattacher au gouvernement dont la sagesse ren-dait le calme à un État bouleversé par tant d’o-rages. Les ports se remplirent de vaisseauxétrangers, le pavillon de la République flotta