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CAMPAGNES D’ALLEMAGNE
seaux qui naviguaient paisiblement dans les mersdes Indes procurèrent à la nation anglaise desbénéfices immenses. Mais ces richesses si dé-loyalement acquises ne suffirent point à l’aviditédu cabinet de Saint-James ; il fallait qu’il dé-pouillât encore, par les mêmes moyens et lesmêmes hostilités, les puissances alliées de laFrance, et, en moins d’un mois, le commercemaritime de l’Espagne et de la Hollande futanéanti.
Enivré de ses honteux succès, et fort de samarine colossale, qui se composait alors de centvingt-sept vaisseaux de ligne et de cent quarante-quatre frégates, il espérait se voir bientôt enpossession des colonies françaises et bataves,qu’un intérêt du moment lui avait fait rendre, etse flattait même de forcer Bonaparte à signer unnouveau traité bien autrement avantageux pourl’Angleterre que ne l’était celui d’Amiens.
Cependant le commerce anglais ne tarda pasà essuyer à son tour des pertes considérables.Maîtres des embouchures du Weser et de l’Elbe,