ET DE PRUSSE.
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les Français empêchèrent les navires britan-niques de naviguer sur ces deux fleuves, et leurinterdirent tout débouché sur ces deux pointspour y placer leurs marchandises.
En France, en Espagne , en Hollande les portsrestèrent constamment fermés, et ces trois puis-sances cessèrent, par ce moyen , d’aventurersur mer les objets de leur industrie ainsi queleurs denrées et leur argent. 11 en résulta à lavérité de nombreuses banqueroutes en France;mais ce fléau fut de peu de durée pour elle, etse fit sentir bientôt d’une manière plus désas-treuse en Angleterre, dont le commerce éprou-vait encore de grandes pertes, par les prisesque faisaient sur lui journellement les corsairesfrançais et bataves répandus sur les deux hé-misphères.
D’un côté, le gouvernement français mettaittout en œuvre pour soutenir victorieusement lanouvelle guerre dans laquelle il se trouvait en-gagé. On réparait dans tous les ports les ancien-nes batteries ; on en établissait de nouvelles sur