ET DE PRUSSE.
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Bonaparte, dans le voyage qu’il venait de faire,n’avait pas cru devoir visiter les côtes de la Bel-gique et de la Hollande -,'01 connaissait toute l’acti-vité qui régnait dans leurs ports pour la confec-tion des barques qui devaient compléter laflottille.
Tandis que le général pressait ainsi les prépa-ratifs de la guerre, l’administration de l’intérieurde la République se ressentait également de l’in-fluence de son génie ; il n’avait pas cessé un mo-ment de l’environner de ses soins, et dans tousles actes qui attestaient chaque jour son perfec-tionnement, on reconnaissait la main puissantequi la dirigeait.
Cet homme extraordinaire exécutait aussi ra-pidement qu’il savait concevoir; son ardent géniesuffisait à tout, et, d’un seul coup d’œil commed’un seul geste, il découvrait, il aplanissait lesobstacles, et marchait à pas de géant au but quelui marquait son ambition secrète.
En même temps qu’il ajoutait, par un appareilformidable, à l’enthousiasme que l’espoir de con-quérir, l’Angleterre et de terminer la révolution