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CAMPAGNES d’aLEEMAGNE
truits et armés, pourraient se passer du secoursd’une force navale composée de bàtimens de hautbord pour opérer leur débarquement. La facilitéavec laquelle la réunion de la flottille s’était effec-tuée , avait contribué à l’entretenir dans cetteerreur; mais les avantages qu’elle avait remportéscontre les croisières anglaises étaient dus en partieà la protection des batteries des côtes, et de l’artil-lerie mobile qui la suivait sur la plage; alors le fortcalibre des canons des bateaux, et leur faibletirant d’eau , qui leur permettait de naviguer surles bas fonds, loin desquels les bàtimens anglaisétaient forcés de se tenir, offraient de grandsavantages. Mais la chance devenait bien diffé-rente au large de toute terre, c’est-à-dire pendantla traversée. Outre le danger que la flottille eûtcouru d’être submergée pendant un gros temps,il lui eût été aussi impossible de combattre danssa marche , que d’atteindre une côte battue pardes lames assez fortes pour briser les bàtimensen peu d’instans.
Par un calme paifait et à l’aide de leurs avi-