ET UE PRUSSE.
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rons , ils auraient pu à la vérité passer à la vuedes bâtimens de haut bord devenus immobiles ;mais la moindre brise pouvait rendre à ces bâti-mens la faculté de se mouvoir, et sans un calmeplat de douze heures au moins, chose impossibledans le canal de la Manche, la flottille ne pouvaitespérer d’opérer la descente. Napoléon ne recon-nut donc que deux moyens de la faire arriver surles côtes d’Angleterre ; c’était de forcer le pas-sage ou bien de le surprendre. Le premier futencore reconnu impraticable, et le second neparut pas plus facile. Les localités présentaientà cet égard des obstacles insurmontables, et lachance la plus heureuse qu’on eût pu désirerétait l’absence totale des bâtimens de guerre dansle canal de la Manche. L’empereur sentit donc lanécessité de combiner la sortie de la flottille avecl’arrivée, dans le fond de la Manche, d’une forcenavale française supérieure à celle qui resteraitdans ces parages aux Anglais.
Des escadres plus ou moins considérables,dans les ports de Toulon , de Cadix, du Férol,