ET 1)E PRUSSE.
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talent arrivées que vers le milieu d’octobre,reçut l’ordre de se porter, après avoir passé leRhin, sur le Voralberg, afin de contenir et derefouler même sur le Tyrol le corps autrichiendu général Jellachich, auquel l’occupation dece pays par le maréchal Ney fermait toute re-traite sur ce point. Augereau franchit le Rhin,les défilés de la Forêt-Noire, s’avance sur le lacde Constance , force les Autrichiens d’aban-donner Lindau et Bregentz, et marche ensuitesur Feldkirch, où se trouvait le gros de l’arméecommandée par le général Jellachich. Bientôtcerné dans ses positions, et menacé du côté duTyrol parle maréchal Ney, qui s’était déjà avancéjusqu’à Brixen, ce général se vit contraint de ca-pituler: huit drapeaux, une artillerie nombreuseet des magasins considérables restèrent au pou-voir des Français.
Après le combat de Guntersdorf, les Autri-chiens avaient précipité leur retraite sur Brunn,et d’après les ordres du prince Murat, le généralSébasliani ayant poursuivi les débris de leur ar-