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CAMPAGNES I) ALLEMAGNE
rière-garde , les atteignit à la hauteur de Pohr-litz, et leur fit près de deux raille prisonniers.
Napoléon, par égard pour l’empereur Alexan-dre, qui se trouvait alors à Brunn, avail ordonnéà Mural de ne point le poursuivre avec trop d’ar-deur. Le monarque russe s’empressa de quittercette ville, accompagné du général Kutusow,pour se porter au devant de la tête de colonnedu second corps d’armée russe, sous les ordresdu général Buxhoewden, qui venait d’opérer sajonction avec l’avant-garde de la première armée,à Wischau. En venant établir, le 20 novembre,son quartier-général à Brunn, Napoléon trouva,à son grand étonnement, la citadelle de cetteville abandonnée par l’ennemi, quoiqu’elle fut enétal de soutenir un siège en règle, et approvi-sionnée de munitions de toute espèce.
Le général Kutusow, investi du commande-ment général de l’armée ennemie, l’avait réunieentre Wischau et Diedilz. Elle était forte de centquatre bataillons , dont vingt autrichiens , et decent cinquante-neuf escadrons, dont cinquante-