ET DE PRUSSE.
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supérieure à celle des Français en cavalerie.
Le 2 décembre, vers une heure du matin, lescolonnes de l’armée austro-russe reçurent enfinleurs instructions pour l’attaque de l’armée fran-çaise. Quoique le général en chef russe n’eût quedes notions vagues sur la position des Français,son plan était d’attaquer Napoléon par son flancdroit, sur lequel de grandes masses devaient seporter avec rapidité. Suivant lui, la vallée entreTelnitz et Sokolnitz devait être franchie au pasde course ; la cavalerie du prince Lichstenstein etl’avant-garde du prince Bagration, formant ladroite, devaient couvrir ce mouvement : le gé-néral autrichien, dans la plaine entre Kruli etSchlapanitz, à cheval sur la chaussée ; et le gé-néral russe en soutenant cette cavalerie et gar-nissant avec son artillerie les hauteurs entre levillage de Dwaroschun et la cassine ou cabaretde Lefch.
Napoléon avait passé la nuit à faire ses dernièresdispositions : le jour parut, et le soleil, aussiresplendissant que la veille, semblait vouloir éclai-