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CAMPAGNES D'ALLEMAGNE
rer l’action terrible et mémorable qui devait avoirlieu. L’empereur, se portant sur le Iront de ban-dière, afin d’animer et d’électriser ses tr oupespar ces heureux à-propos qui ne manquaientjamais leur effet, dit, en passant devant le frontdu 57 e régiment :
« Souvenez-vous qu’il y a bien des années, je» vous ai surnommé le terrible. » Il dit encore,en passant devant le 28 e , composé en grande par-tie de conscrits des déparlemens du Calvados etde la Seine-Inférieure : « J’espère que les Nor-» mands se distingueront aujourd’hui. »
L’armée austro-russe s’était mise en mouve-ment dès cinq heures du matin ; et, à mesure quele jour augmentait, on voyait les hauteurs dePratzen se dégarnir successivement, et ses nom-breuses colonnes inonder les plaines.
Remarquant que la direction de marche des co-lonnes d’infanterie ennemie devait mettre entreelles de grands intervalles à mesure que leurs têtess’approchaient de la vallée de Telnitz, Napoléondemanda au maréchal Soult combien il croyait