312
CAMPAGNES 1) ALLEMAGNE
» votre mari, lui dit Napoléon, je vais vous faire» juge. » Il fit apporter les papiers interceptés etles lui remit. La princesse d’Hatzfeld, enceinte,et dans un état de faiblesse qui lui permettait àpeine de se soutenir, s’évanouit en découvrantjusqu’à quel point son époux était compromis.Mais lorsqu’elle fut revenue à elle, touché d’unedouleur aussi légitime, l’empereur lui dit avec laplus vive émotion : « Puisque vous tenez cette» lettre fatale, jetez -la au feu; une telle pièce» anéantie, on ne pourra plus condamner votre» mari. » Il mit le comble à sa clémence géné-reuse , en ordonnant au major-général Berthierde mettre le prince en liberté.
Le lendemain de son entrée à Berlin, Napoléonmit à l’ordre du jour la proclamation suivante :
a Soldats !
» Vous avez justifié mon attente et répondu» dignement à la confiance du peuple français ;» vous avez supporté les privations et les fatigues