ET DE l'RUSSE.
311
» ayant confiance en moi ; je lui pardonne à cause» de vous. » Sans doute aussi les noms desGoethe, des Wieland, des Schiller, et le sou-venir de la gloire littéraire dont Weymar étaitle théâtre, protégèrent cette ville auprès du vain-queur, et pouvaient réclamer une part dans cetteclémence dont la galanterie adressait l’hommageexclusif à une femme.
Mécontent de la conduite du prince d’Hatzfeld,à qui il avait confié le commandement civil deBerlin, Napoléon s’était d’abord borné à l’exilerdans ses terres; mais de nouveaux renseigne -mens et des papiers saisis aux avant-postes prou-vèrent que ce prince entretenait une correspon-dance d’espionnage avec les ministres du roi dePrusse : l’empereur ordonna qu’il fût jugé parune commission militaire, conformément auxlois de la guerre. Le procès se poursuivait, ettout annonçait que le prévenu allait être fusillé,lorsque la princesse de Hatzfeld vint se jeter auxpieds de l’empereur, en protestant de l’innocencede son époux. « Vous connaissez l’écriture de