ET DE PRUSSE.
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sie, puisqu’il n’avait aucun espoir du côté dela France. Le 1er seul doit maintenant décider ledifférent, et Napoléon commande l’invasion de
s
la Pologne ; il se dispose à l’accomplir lui-même,en allant se mettre à la tête de son armée. Celledes Russes grossissait incessamment ; leur empe-reur rassemblait autour de lui plus de forces qu’iln’en avait encore réuni. Enfin, les deux plusformidables puissances du continent avaient vutomber les barrières qui les tenaient jusque-làséparées à de si grandes distances -, elles étaienten présence, et tout se préparait pour un chocterrible, inévitable.
L’Angleterre attendait avec anxiété l’issue del’événement ; son or et ses intrigues avaient pro-voqué le combat inégal où venait de périr unemonarchie : c’était elle encore qui soulevait lenouvel orage qui menaçait Napoléon. Animéed’une haine implacable contre la glorieuse révo-lution de France, source de force et de prospé-rité pour un pays rival, l’oligarchie anglaise était,depuis quinze ans, l’ame de toutes les coalitions