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CAMPAGNES p’aU/KMAGNE
Dantzig, Graudenlz, Glogau, Brcslau, seraieni.remis aux Français, et que le roi se retireraiIavec le peu de troupes qui lui restaient, dans leslimites de la Prusse royale : là, tranquille spec-tateur de la lutte qui allait s’engager entre deuxempereurs, il en devait attendre l’issue, en gar-dant la plus stricte ncuti-alité.
Le roi de Prusse préféra la guerre à l’humi-liation d’un pareil traité qui d’ailleurs ne lui of-frait aucune garantie pour les conditions de lapaix future. Napoléon ne s’était pas expliqué, etFrédéric-Guillaume ne pouvait se mettre ainsi àla discrétion de son ennemi, en lui abandonnantses dernières ressources. D’ailleurs, un traitéliait la Prusse à la Russie ; c’était pour elle quecette dernière puissance arrivait en ligne avecses soldats, et accepter l’armistice c’était la tra-hir; c’était aussi s’exposer à la vengeance d’unformidable ennemi dont le ressentiment mena-çait la Prusse des plus grands périls.
L’ultimatum de Napoléon forçait donc Frédé-ric-Guillaume de se jeter dans les bras de la Rus-