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CAMPAGNES »’ALLEMAGNE
maréchal se dirigeait sur Slralsund, dont le gou-verneur, à l’approche des Français, fît raser lesfaubourgs, et prépara tout pour une vigoureusedéfense.
Du côté de Dantzig, un corps considérable detroupes de la confédération rhénane, et de Polo-nais récemment or ganisés, s’approchaient de laville, et en commençaient l’investissement ; tan-dis que, de ce point jusqu’à Varsovie, la Vistulese couvrait de fortifications et de travaux liésl’un à l’autre, de manière à opposer un obstacleinsurmontable aux entreprises des Russes. C’estderrière cette barrière, et dans cette belle posi-tion défensive, que l’armée goûtait, depuis prèsd’un mois, un repos devenu nécessaire, quand lesRusses, en s’ébranlant partout à la fois, donnè-rent le signal de nouveaux combats.
Napoléon jugea que, trompés sur les motifs deson inaction, les ennemis l’attribuaient à l’impuis-sance de reprendre l’offensive avec avantage; et,à la vue de leurs mouvemens, il devina les projetscl le plan d’attaque qu’ils avaient conçus. En