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CAMPAGNES d’aELEMAGNE
Au moment de l’obscurité passagère produitepar l’orage, une colonne de cinq ou six milleRusses était venue tomber dans nos rangs, oùelle avait été détruite par les grenadiers de lagarde, sous le commandement du général Dor-senne, et par le général Bruyères, à la tête d’unebrigade de chasseurs.
Cependant Davoust, arrivé à la hauteur deKlein-Sansgarten , poussant devant lui l’ennemi,se trouva bientôt à la droite de la division Saint-Hilaire , établie sur le plateau de ce village aprèsen avoir chassé les Russes. Le maréchal cou-ronna celle position, qu’ils tentèrent de ressaisirpar trois 'attaques vigoureuses, mais sans effet.Alors , l’armée française, appuyant sa gaucheà Eylau, et sa droite au plateau et aux bois qu’a-vait occupés l’ennemi pendant la journée , setrouvait maîtresse du champ de bataille, et lavictoire était assurée.
A quatre heures du soir, les Russes, en pleineretraite, fuyaient dans la direction de Kœnigs-berg ; le maréchal Ney, à la poursuite de la di-