ET DE PRUSSE.
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Nous l’avons montré s’élançant du camp deBoulogne pour aller combattre à Austerlitz , et,humiliant deux empereurs, puis acquittant auxplaines d’Iéna d’autres promesses glorieuses qu’ilavait faites à la France. Dans la première guerre,la France avait applaudi à la réparation de vieillesinjures ; mais l’Autriche n’était pas son ennemiela plus dangereuse, malgré les longues guerresqu’elle avait eues à soutenir contre elle. Les rai-sons politiques qui avaient, armé les deux peupleséchappaient à l’instinct populaire qui forme labase de ce qu’on appelle l’opinion publique ; ra-rement appelé à la discussion de ces grands dé-bats qui soulèvent les empires, il n’en voit queles résultats, et peu propre à être admis aux con-fidences des mystères politiques, il ne rencontreguère l’occasion de jeter dans la balance ses vœuxet ses espérances. Mais lorsqu’il arrive que lesmotifs d’une guerre nouvelle se trouvent d’ac-cord avec l’opinion générale d’un peuple, lors-qu’elle flatte ses ressentimens, alors elle prendun caractère national, il v a élan unanime et
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