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CAMPAGNES D ALLEMAGNE
spontané pour le succès. Telle fut la guerre siimprudemment provoquée par la Prusse, et dontl’issue fut si glorieuse pour la France.
Quinze années n’avaient pas fait oublier queles Prussiens s’étaient les premiers présentéspour combattre la liberté naissante sous les aus-pices de l’infortuné Louis XVI ; le souvenir del’odieux manifeste de Brunswick vivait encoredans tous les cœurs, et l’invasion de la Cham-pagne exigeait encore une plus éclatante expia-tion. A la vérité, le cabinet prussien s’étaitpromptement i-etiré de cette lutte, dans laquelleil s’était engagé avec une si ridicule insolence.Il avait laissé aux autres cabinets la tâche diffi-cile de renverser une république qui menaçaittous les trônes; et content de son rôle de specta-teur , il avait paru, en quelque sorte, résignéaux chances d’une neutralité qui n’était passans périls. L’Angleterre et son or n’avaientpu réveiller l’indignation de Coblentz ; l’Au-triche et la Russie étaient descendues tour àtour, puis toutes les deux à la fois, dans l’arène ;