ET 1)E PRUSSE.
373
Marque , cl qui triompha de la sage opposition dequelques généraux ; on le croirait facilement àen juger par la folle précipitation de l’attaque,par le défaut d’ensemble dans les opérations, etpar la journée seule d’Iéna, qui suffit pour ren-dre les Français maîtres de toute la Prusse. Onn’avait pas même prévu la possibilité d’un revers,lant on avait foi aux succès : c’est pitié de voir,après une seule bataille perdue, infanterie, cava-lerie , artillerie, tomber sans résistance entre lesmains des Français qui n’ont pas même besoinde se présenter pour avoir à merci leurs adver-saires. Des villes remplies de soldats et de muni-tions de guerre, des forteresses, qui auraient puarrêter des armées devant leurs murs, ouvrentleurs portes à une poignée de braves, qui s’é-tonnent de la facilité de leur victoire, et qui re-grettent même de n’avoir pas à combattre.
Mais aussi dans quelle lutte inégale avait étéprécipité le souverain de la Prusse par de per-fides conseillers ! Quel ennemi osait-il affronter ?Quinze ans de paix avaient, pour ainsi dire,.