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tendre aussi le moment où elles courraient denouveau aux armes, et non pas s’aventurer touteseule dans une guerre dont les résultats devaientlui être si funestes.
La France, au contraire, n’avait été jamaisplus en mesure de combattre le nouvel ennemiqui l'avait provoquée ; il ne s’agissait plus icid’une de ces coalitions formidables, auxquelleselle avait échappé comme par miracle ; elle n’a-vait affaire qu’à une seule puissance, et ses lé-gions , qui avaient vaincu l’Europe, étaient sousles armes ; l’enthousiasme que leur avait inspiréleur chef toujours heureux, était pour elles legage certain de la victoire ; et ces soldats , quiallaient à la rencontre des Prussiens , étaient lesmêmes qui avaient triomphé tour à tour de pres-que tous les peuples, et dont les drapeaux s’é-taient illustrés en Italie, en Egypte, en Alle-magne. A cette époque, les idées républicainesavaient disparu pour faire place à d’autres illu-sions : au patriotisme, qui avait été l’honneur dusoldat dans les guerres de la révolution, s’était