380 CAMPAGNES I)’aLLEMAGNE ET DE PRUSSE.
vêtemens, rétablissait l’honneur des armes fran-çaises , et surpassait les prodiges des plus grandscapitaines de l’antiquité et des temps modernes.
Toutefois, la puissance du jeune empereur s’ac-crut de la terreur qu’il inspira à tous les cabinets.La rapidité incroyable des succès qu’il avait ob-tenus déconcerta la politique de l’Angleterre,dont le commerce se trouvait privé des vastesentrepôts qu’elle avait dans les ports de la merBaltique. Elle n’avait pu croire sans doute que laPrusse seule pourrait vaincre les armées fran-çaises , mais elle avait espéré que cette puissancerésisterait assez long-temps pour donner le tempsà la Russie de venir à son secours et d’opérer unepuissante diversion en faveur de son alliée. Ce-pendant Napoléon dictait ses décrets dans la ca-pitale de la monarchie prussienne ; le trône dugrand Frédéric était renversé, lorsque les légionsde la Russie s’étaient à peine ébranlées au bruitde sa chute, et quand le cabinet de Saint-Jâmesannonçait la retraite des troupes françaises !
FIN.