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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 7 r

lui, et il était plus qu’imprudent, dans les cir-constances où se trouvait l’état, qu’un vieillardinfirme essayât plus long-temps de le supporter :c’est pour cela, ajoutait-il, que de sa propre vo-lonté il abdiquait la couronne et désignait, pourlui succéder, Ferdinand, prince des Asturies,son fils bien-aimé.

Lorsque cette résolution fut connue, la joiedu peuple n’eut plus de bornes ; tous les rangs ettoutes les classes y participèrent. Les maisons deMadrid f urent décorées de fleurs et de feuillage ;à la nuit une illumination générale éclaira lesrues et les places publiques. Par-tout où se mon-tra Ferdinand, il fut salué comme le sauveur dela patrie ; et, pendant quelques moments d umoins, les craintes que la marche de l’arméefrançaise avait occasionées furent mises en ou-bli. Mais cet état de satisfaction ne devait pasdurer long-temps.

On a dit que Ferdinand, plus excité probable-ment par la liaine personnelle qu’il avait conçuecontre Godoy que par tout autre motif, s’étaitmontré le partisan des projets de la France. Ilne jugea pas convenable, quand il fut montésnr le trône, d’abandonner le système politiquequ’il avait suivi comme sujet. Le premier usagequ’il fit de son pouvoir, bien qu’il n’ignorât pasl’approche de Murat, fut d’prdonner au corps de