7 a HISTOIRE DE LA GUERRESolano de reprendre ses cantonnements en Por-tugal, de contremander le retour des divisionsde Caraffa et de Taranco, et de renvoyer à leursdestinations primitives tous les corps de troupesque les derniers évènements avaient attirés prèsde la capitale. Madrid fut ainsi laissé sans gar-nison, et l’intérieur du royaume mis à la dispo-sition du maréchal français.
Le grand-duc de Berg s’avançait avec ses nom-breuses armées, échelonnées par brigades et pardivisions. Les colonnes marchaient comme àtravers un pays ennemi, bivouaquant la nuit etprenant toutes les précautions usitées dans laguerre, jusqu’à ce quelles se fussent emparéesde la chaîne des montagnes qui séparent lavieille Castille de la nouvelle. Les officiers com-mandants, d’après les ordres qu’ils avaient reçus,suspendaient le service des postes, arrêtaient lesdétachements de troupes espagnoles qu’ils ren-contraient , et insinuaient adroitement danstous les lieux de leur passage que la destinationfinale de l’armée était le camp de Saint-Roch,devant Gibraltar.
L’avant-garde atteignait Buitrago, quand onreçut la nouvelle des derniers événements dontla capitale avait été le théâtre. Murat se portade suite en avant avec un brillant état-major etune division de la -garde impériale, et arriva