133
DE LA PÉNINSULE,entre quatre compagnies de voltigeurs anglais etles avant-postes français; quelques hommes furenttués de part et d’autre, sans qu’il y eût un avan-tage décidé pour aucun parti. Le 16 tout futtranquille ; Sir Arthur employa sa journée à mé-diter ses plans, et à s’enquérir exactement de lasituation du général Loison. Il alla aussi recon-naître la position que Delaborde avait prise, etla trouva très forte et presque inexpugnable : lechoix de cette position , ainsi qu’on le verra par-la description des localités, doit donner unehaute idée des talents militaires de cet officier-général.
Les villages de Caldas et de Roliça sont situés,l’un au nord et l’autre midi, aux deux extrémitésd’une longue vallée qui s’élargit vers l’ouest, etdans le milieu de laquelle s’élève la petite villed’Obidos avec son superbe aquéduc et son châ-teau maure. Roliça couronne une éminence quiest flanquée d’une part par une chaîne de col-lines , et de l’autre par des montagnes stériles etinégales qui encadrent en quelque sorte la val-lée. Ce bassin est précédé d’une plaine sablon-neuse qui, sans être boisée, est parsemée desapins et de broussailles, sur les derrières de la-quelle se trouvent cinq ou six passages qui con-duisent aux montagnes. Les avant-postes deDelaborde chassés d’Obidos s’étendirent dans la