HISTOIRE DE LA GUERRE
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nourriture que de l'orge et de la paille, il n’y avaitpas de motif de craindre que la cavalerie fût horsd’état d’entrer en ligne. On peut même dire avecvérité que les hussards, à leur arrivée à Merida,étaient aussi dispos que lorsqu’ils débarquèrentà Cascais.
Merida est une ville superbe, quoique vieille;elle est remplie d’antiquités quelle doit en par-tie aux travaux des anciens Romains. On y trouvede beaux restes d’un arc de triomphe, un amphi-théâtre , plusieurs statues, des colonnes, et devieux murs, le tout bien digne de fixer l’attentiondes antiquaires. On y voit aussi un pont sur laGuadiana que les habitants prétendent avoir étéconstruit par l’empereur Trajan. Non seulementles antiquaires mais encore les agronomes trou-veront dans les environs de cette ville de quoivivement les intéresser : ces derniers y verrontce qu’ils n’ont encore vu nulle part ; des charrueslabourant la terre, chacune d’elles tirée par unseul âne ou une seule mule, et conduite par unseul homme ; et des blés qui, malgré la légèretédu sol, sont bien supérieurs à ceux que produi-sent les comtés de Kent et de Norfolk. La racedes animaux y est aussi superbe : c’est là qu’ontrouve ces moutons si célèbres par leur toison,et des porcs d’une grosseur et d’une beauté ex-traordinaires. On n’y fait point usage de lait de