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HISTOIRE DE LA GUERRE
montrées contraires à nos vœux et à nos intérêts ;que les défilés de Somo-Sierra eussent été forcés etles communications rompues entre l’armée deSan-Juan et celle de Siguenza; que le corps deBlake eût été défait de manière à ne pas pouvoirse rallier, et enfin que le Portugal eût été réduità ne plus offrir aucune ressource, tout n’étaitpas perdu pour nous : il n’y avait aucun obstacleà ce que les troupes de San-Juan et de Castanosfissent leur retraite sur Cuença ou Valenceet se joignissent aux Catalans, ou, traversantla Sierra - Morena se rendissent, avec cellesquelles trouveraient sur leur passage, sous lesmurs de Cadix ; tandis que nous aurions pu, touten conservant une bonne tenue, nous transpor-ter par mer du nord au sud en nous embar-quant dans les ports situés entre la Corogne etLisbonne. Dans tous les cas une retraite préci-pitée , dans les circonstances actuelles, était trèsimpolitique : notre armée n’avait essuyé aucunrevers ; elle ne s’était pas encore trouvée en con-tact avec l’ennemi ; elle était au centre de l’Espa-gne ; et non seulement l’Espagne, mais encoretoute l’Europe, avaient les yeux fixés sur elle :quelles seraient donc les conséquences si elleabandonnaitla capitale sans tenter de la secourir,et si elle quittait le théâtre de la guerre sans avoircombattu? La partie était certainement de la plus