Band 
Tome premier.
Seite
219
JPEG-Download
 

DE LA PÉNINSULE. 219

nage vingt mille Anglais qni, par leur équipe-ment et leur discipline, étaient en état de semesurer avec un nombre double de Fran-çais. Le général Baird, avec un puissant renfortpresque entièrement composé de cavalerie, étaità Astorga; et rien ne s’opposait à ce qu’il joignîtdans six jours au plus tard ces dernières troupes.Mais si l’on pensait qu’il fût dangereux de s’arrê-ter si long-temps à Salamanque, pourquoi ne pass’avancer près de lui et concentrer les divisionsderrière le Douro, d’où l’on aurait pu entrepren-dre des opérations offensives? Toute mesure quel-conque enfin était préférable à une retraite qui,indépendamment du déshonneur dont elle frap-pait les ai mes anglaises, devait amener la prisede Madrid et causer la destruction certaine deCastanos et de Palafox. Il estrarcquedeshommesdans une situation telle que la nôtre se permet-tent de raisonner aussi hardiment que nous leluisions sur les mesures de notre chef; mais lesmurmures et les remontrances étaient inutiles ,le dé était jeté, et il n’y avait pas moyen d’enrevenir.

Cependant, au milieu de ces discussions, ilarriva des nouvelles de la capitale qui semblè-rent faire impression sur l’esprit de notre géné-ral. Les Espagnols, disait-on, se préparaient às’ensevelir sous les ruines de la ville, et à périr