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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. a5 7

table que si l’on persistait à suivre le mêmeordre de marche, la moitié de l’armée n’attein-drait jamais les côtes.

Le lecteur doit bien s’imaginer, d’après ce queje viens de dire, que l’insubordination devintpresque générale. Il n’y avait pas moyen de con-traindre les soldats à garder leurs rangs. Sousdivers prétextes des régiments entiers abandon-naient leurs drapeaux ; et aussi souvent que desauberges ou des cabarets se trouvaient sur leurpassage, il s’ensuivait des scènes de la nature laplus révoltante. On marchait par divisions, legros de l’armée se trouvant à une journée de dis-tance de la réserve et de l’arrière-garde : l’arméearriva à Benivedre le 3i décembre; et le I er jan-vier , au point du jour, elle reçut l’ordre de semettre en route : mais lorsque l’arrière-gardeatteignit ce village, elle le trouva rempli de traî-nards , presque tous dans un état complet d’i-vresse. Bien que la cavalerie française eût rare-ment cherché à en venir aux mains avec nous', ellenous pressait alors vivement sur nos derrières ;pendant plusieurs milles nous fûmes en vue lesuns des autres, mais il n’y eut que quelquescoups de pistolet d’échangés. Ainsi harcelés,

* Il y avait un moyen tout simple de multiplier les engage-ments; c’était de se retirer avec moins de précipitation. Note dutraducteur.

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