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DE LA PÉNINSULE,entrant au bataillon. On ne devait pas s’attendreque le tort que cette mesure causait à ceuxqu’elle atteignait ne fût pas ressenti ; malgré cela,elle était inévitable. Pour rendre le service desAnglais efficace parmi les Portugais il fallait né-cessairement leur donner un rang élevé, et tousceux qui acceptaient des commissions dans l’ar-mée portugaise étaient en général des jeunesgens. On pouvait bien remédier aux difficultésqui se présentaient pour les majors et les lieu-tenants-colonels, car il arrivait rarement qu’ilsfussent mis en point de contact; quant aux gé-néraux, c’était tout différent. Tilson, Murray,Hill et Cotton, étaient les aînés de Beresford ; etbien que ce dernier, en vertu de son brevet decommandant en chef des troupes portugaises,prît la préséance sur eux lorsque les deux arméesagissaient de concert, le général Murray, dansune circonstance, ne voulut pas s’y soumettre, etil se démit de son commandement et retourna enAngleterre.
Nous ne tardâmes pas à apprendre que Vic-tor faisait sa retraite d’Alcantara et reprenait sapremière position, s’étant aperçu que le mou-vement qu’il avait fait poiir sauver Soult étaittrop tardif. Toutefois il n’exécuta pas cette ma-nœuvre à l’insu de Cuesta, qui le suivit de prèset qui ordonna à Zayas d’attaquer Merida, où