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HISTOIRE DE LA GUERREfacilité de détacher des corps, sans courir aucunrisque, pour environner ses flancs, et sans qu’ilfût nécessaire de les soutenir en dirigeant uneattaque sur son centre. En considérant tout celasous un point de vue raisonnable, j’avoue queje n’avais pas la plus légère espérance que Victornous attendrait dans ses positions, et bien queje désirasse vivement qu’il prit une détermina-tion contraire, je ne pouvais m’empêcher deregretter que nous eussions tant tardé à nousdécider à Placencia. Nous restâmes tranquillesdans notre camp jusqu’au iy, donnant aux Es-pagnols le temps de mettre leurs colonnes enmouvement; mais ce même jour nous nousmîmes en marche, et après avoir traversé leTeitar, nous occupâmes le 18 Talaguela et leruisseau du Talamora. Le 19 nous arrivâmes àCastinello et à Cara de Los Somas, d’où nouspoussâmes nos avant-postes jusqu’à Saint-Julien ;et le 20 nous étions dans Oropesa, où nous fîmeshalte pendant un jour. Le 21 Cuesta et sonarmée traversant cette ville fournirent à sir Ar-thur Wellesley l’occasion de leur présenter vingtmille Anglais sous les armes. Le général espagnolparaissait enchanté de ce spectacle ; mais à peinenos troupes se furent-elles développées qu’il con-tinua sa route en toute hâte. Il arriva le mêmejour à Villada, par la grande route de Naval-