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Les antiquités inédites de l'Attique, contenant les restes d'architecture d'Éleusis, de Rhamnus, de Sunium et de Thoricus / par la Société des Dilettanti ; traduit de l'anglais, augmenté de notes et de plusieurs dessins, par J.J. Hittorff ; la gravure des planches a été exécutée de E. Olivier
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CHAPITRE IX.

THORICUS.

Lhoricus, lun des bourgs de lAttique, était situé dans une plaine sur la côte de lest, àenviron huit milles vers le nord du cap Sunium. Cette plaine est entourée sur trois côtés parune chaîne de montagnes qui enveloppe la haie tout à lentour. Du côté de lorient, elleest ouverte vers le port maintenant appelé Porto-Mandri.

Thoricus tirait son importance du voisinage des mines dargent de Laurium . Ces mines setrouvaient dans une chaîne de montagnes qui sétendait du port de Prasiæ, dans une directionà-peu-près nord et sud, vers la côte du sud. Ce port, appelé aujourdhui Raphti, est situésur la côte de lest, et il est éloigné de dix milles de Thoricus, dans la direction du nord.Les extrémités de cette chaîne portent aujourdhui les noms de Mauron-Orès et Lauron-Orès ;lun et lautre sont des corruptions de Aaüptov opoç. Cette étendue de pays était couverte decendres et de scories. Thoricus fut fortifié pendant la vingt-sixième année de la guerredu Péloponèse , et on y mit une garnison pour la protection des mines, comme aussi dansAnapldystus, situé sur la côte du sud, et dans Iîesa, qui se trouvait entre ces deux places.

Un peu au-delà dun monticule de forme conique, sélevait probablement lanciennecitadelle, sont les restes dune construction isolée, à moitié enfouis sous les terres apportéespar les torrents des montagnes voisines et recouverts par des buissons de mastiques quisétendent sur toute cette localité.

A laide dun certain nombre de laboureurs quon se procura au village de Karatia, éloignédà-peu-près huit milles vers le nord-est de Thoricus, on enleva les broussailles, et londéblaya le sol à une profondeur de cinq à six pieds ; de cette manière on découvrit la partieinférieure dun portique dorique, ayant quatorze colonnes sur les grandes faces et septcolonnes sur les retours.

Lespacement du milieu des grandes faces était plus large que les autres , selon lusage desGrecs, quand lédifice exigeait une entrée spacieuse, tandis que, dans le retour, les entre-colon-nements durent être égaux, à lexception de ceux des angles, qui sont toujours plus étroits.

La circonstance quaucun vestige de mur na pu être découvert sur le sol de lintérieur,réunie à la largeur inusitée de lentre-colonnement du milieu dans un des longs côtés, sembleprouver que cet édifice nétait pas un temple, mais un portique ouvert (1) ; des chapiteaux

(i) Deux archéologues allemands pensent néanmoinsque les ruines de Thoricus proviennent dun temple :lun, M. K. O. Muller ( Allg. Encycl. v. Ersch undGruber, p. 221 ), veut que la façade principale sesoittrouvée sur un des petits côtés, sans égard à la colonne du

milieu , qui aurait obstrué lentrée du pronaos; lautre ,M. Hirt ( Die bkst. beiden alten, t. II, p. 3 i ), admetque les entrées principales étaient sur les longs côtés,eu égard à la plus grande largeur de lentre-colonne-ment du milieu. Suivant cette idée, il en fait un temple

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