B 0 O N A P A R T E.
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M ACH I A Y El,
graves, il n’y a plus de re-mède.
Quand tu y demeures , laprovince n’est pas dépouilléepar l’avidité de tes ofliciers(i); et lessujetssont plus con-tents de pouvoirrecourir à unprince qui est près d’eux ,qu’à un prince éloigné quileur serait comme étranger.Ils ont plus d’occasions deconcevoir de l’amour pourlui ( 2 ) , s’ils veulent êtrebons ; et de la crainte, s’ilsveulent être méchants. D’ail-leurs , l’étranger qui auraitenvie d’attaquer cet Etat auraplus de peine à s’y détermi-ner. Ainsi donc le prince,en l’habitant, ne pourra pasle perdre, sans qu’on éprouveune extrême difficulté pourle lui enlever (3).
Le meilleur moyen , aprèsle précédent , est d’en-voyer des colonies en un oudeux endroits qui soient com-me la clef de ce nouvel Etat :a défaut de quoi, il faudrait ytenir beaucoup de cavalerieet d’infanterie (4)* En formant
( 1 ) Il faut Lien qu’ils s’enri-chissent , s’ils me servent d'ail-leurs aïnou gré. R. C.
( 2 ) Qu’ils craignent ; et celame suffit. R.I.
(3) Impossible à mon égard.La terreur de mon nom y vau-dra ma présence. R. G.
(4) dd abundantiam juris >on fait l’un et l’autre. R. C.