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ce ( i ). Mais quand il a lieu decroire que par-là il offense-rait le peuple, Fétendue decourage nécessaire pour con-sommer son attentat lui man-que, attendu que les diffi-cultés qui se présentent auxconjurés sont infinies ( 2 ).Inexpérience nous apprendqu’il y a eu beaucoup deconjurations , et que peu ontréussi ; parce que celui quiconspire ne pouvant être seul,ne peut s’associer que ceuxqu’il croit mécontents ( 5 ).Mais, par cela même qu’il adévoilé son dessein à l’und’eux (4) , il lui a donné ma-tière à se contenter lui-même,puisqu’en révélant au Princele complot quilui a été confié,celui-ci peut en espérer toutessortes d’avantages (a).Voyant
B UO N APARTE.
( 1 ) Ce n’est pas ce qu’onexamine k mou égard. R. C.
(2) Tu me rassures. R. C.
(3) On lui lâche un fauxfrère ; et puis, l’on fait un coupd’état. R. C.
(4) Surtout, si je l’ai ache-té d’avance. R. C.
(a) Tacite en donne un exemple notable dans ce Volusius Pro- !culus , qui alla dénoncer a Néron une femme par laquelle il était !pressé de se venger de lui. Elle ne l’en avait sollicité , que parce :qu elle avait appris de lui-même qu’il était fort irrité de ce que Ne- Jxon l’avait mal récompensé du meurtre d’Agrippine : Is mulieri,dinn mérita ergà ï\eronem sua , et (jùàm in inritum cecidissentaperit , adjecittjue questus, et destinationem vindicte; si facultasoriretur, spem dédit posse impelli. Ergo Fpicharis plura : et