MACHIAVEL. B 0 O N A P A R T E. 185
d’une part, le gain assuré (i); (i) ïl peut compter sur une
et de l’autre, ne le trouvant boune récompense. 11. C.que douteux et plein de dan-gers ( 2 ) ; il faudrait qu il fût ( 2 ) Tout a craindre d’unspour celui qui l’a initié à la part, et tout a gagner de Pau*conspiration , un ami comme tic< C-on en voit peu , ou bien unennemi tout-à-fail irrécon-ciliable du Prince, s’il tenaitla parole qu’il a donnée (a).
Pour réduire la question enpeu de termes, je disque, ducôté du conspirateur, il n’y aque de la peur , de la jalou-sie, et le soupçon d’une peinequi l’effraye (é) ; tandis que ,
omnia scelera principis ordilur. Accingeretur modo navare ope‘ram et militum acerrimas ducere in parles, ac digna pretia ex-speclaret. Unde Proculi, indicium inrîtum fuit quamvis ea, quaiaudierat adNeronem detulisset ( Ann. i5 ).
[a) Machiavel a dit ailleurs sur ce sujet : « Il faut que l’amitié du.complice soit bien forte , si le danger où il s’expose ne lui paraitpas encore plus grand qu’elle » ( Disc, sur la prem. Décade l.o c. 6 ).
{b) Tacite a marqué au i5 liv. de scs Annales, tout ce qui peutfaire avorter une conspiration. C’est i° le désir de l’impunité delaquelle on ne se flatte jamais assez solidement pour qu’il ne soit pastoujours contraire aux grands desseins : impunilatis cupido, rnagnissemper conatibus adversa , et promissa impunitas ; 2 ° la craintequi vient se joindre à l’espérance : spes ac metus j 3° la lenteur del’exécution : accendere conjuratos lenlitudlnis eorum perlœsa ;4' la peur d’être trahi : metus proditionis ; 5 Ô la jalousie : car Pi-son ne refusa de tuer Néron dans sa maison de campagne, que